Parlons chiottes #1 -Récup’ eau

Pendant les années où j’ai vécu en caravane, la question ne s’est pas vraiment posée, c’était comme une évidence: J’ai fabriqué des toilettes sèches. ( article à venir )

Aujourd’hui, je suis revenue dans une maison, je fais donc de nouveau partie des gens qui chient littéralement dans l’eau potable, tout en sachant qu’à plein d’endroits sur la planète, y a des gens qui n’en ont même pas pour boire.
Je trouve ça assez désolant, qu’à l’heure où l’on vante des avancées de dingues dans de nombreux domaines, on en soit toujours à un système rudimentaire qui nécessite autant d’eau, et surtout, POTABLE. J’insiste sur ce point. Tu boirais dans tes toilettes? Je ne pense pas. Alors pourquoi utiliser de l’eau que l’on peut boire?

Si l’on fait une simple recherche sur internet, en tapant « consommation eau toilettes » on trouve ça:

 » En moyenne 9 LITRES d’eau sont évacués à chaque chasse. Sachant qu’une personne va en moyenne 4 FOIS par jour aux toilettes, cela représente 36 LITRES D’EAU par jour et par personne.
Si le système de chasse d’eau a plus de 15 ans, il peut même consommer jusqu’à 18 litres d’eau par cycle. « 

9 litres? = 6 bouteilles d’1,5L de flotte.
À chaque pipi, un pack d’évian.

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Je reste parfaitement consciente que quand on est locataire, et/ou qu’on n’a pas la place, c’est difficile de mettre en place un système autre que celui dont on dispose: J’ai une salle de bain si petite qu’il m’est impossible de fabriquer à nouveau un système fonctionnant avec des copeaux de bois

En revanche, j’ai un petit lavabo juste à côté de mes WC….

— L’IDÉE :

Réutiliser l’eau de ce petit lavabo dont je me sers pour me laver les mains après passage au toilettes, pour tirer la chasse. Un brin savonneuse, un brin de poussière de la vie de tous les jours, mais qu’importe, vu où ça va finir.

J’habite seule. Je ne juge pas nécessaire de tirer la chasse à chaque pipi. ainsi je peux gagner l’eau de deux ou trois lavages de main, pour un tirage de chasse.
En cas de grosse commission, et d’absence d’eau dans le seau, j’utilise la chasse d’eau des toilettes.
ATTENTION le but n’est pas de se priver à tout prix de l’utilisation « traditionnelle » des toilettes, au bénéfice des bactéries et des mauvaises odeurs !
Disons qu’au lieu de tirer la chasse , à l’eau potable non usée, 5x par jours, (et plus si je reçois du monde) je l’utilise 1x tous les 2 jours environ. -Tout cela est une moyenne bien sûr.-

En bref c’est une une économie non négligeable. Autant pour la planète que pour le portefeuille !

— LE SYSTÈME :

J’ai d’abord pensé raccorder la sortie du lavabo, au réservoir de la chasse.
Problème; le niveau. il aurait fallu trouver un système pour permettre à l’eau de remonter jusqu’à la chasse, sans stagner dans le tuyau. J’aurai du acheter un peu de matos, mais niveau budget j’avais zéro.

J’ai alors vu plus simple: J’ai débranché la sortie du lavabo, j’ai pris une poubelle et je l’ai placé en dessous. Tout bêtement.
(J’ai pris une poubelle, ainsi j’ai un couvercle, si je pars quelques jours et qu’un peu d’eau est au fond, l’humidité ne se dégagera dans toute la salle de bain. Et je pourrai l’utiliser à mon retour.)

Le premier problème rencontré, c’était les éclaboussures. Trop de hauteur. Je me retrouvai avec de l’eau partout autour.
J’ai tenté de relever le seau, mais le reste du tuyau de sortie gênait à l’arrière. (Tuyau que je veux pas toucher car trop vieux, j’ai peur d’abimer et je ne suis que locataire, je veux pouvoir rendre l’appartement comme on me l’a laissé.) -On ne le voit pas sur les photos-

Il fallait donc trouver de quoi rallonger la sortie d’évacuation du lavabo.
Deuxième problème! C’est quand même un gros diamètre, et à part un vieux bout de tuyau d’arrosage.. J’avais rien.

En revanche j’ai un chien qui a eu une magnifique collerette en plastique récemment. Le chien étant réparé, mais la collerette cassée, j’ai décidé de la réutiliser pour créer un tube.

J’ai découpé un rectangle, avec des mesures au pif, j’ai juste pris le maximum de surface que je pouvais tirer en coupant un rectangle dans un demi disque.

Je l’ai enroulé directement autour du tuyau et ai maintenu tout ça avec du scotch. Pour l’instant c’est du scotch de bureau, je trouverai bien un bout de scotch bien étanche plus tard, en attendant ça fonctionne.

— LA CONCLUSION :

C’est un système qui est très peu onéreux, et très simple à mettre en place. Et donc accessible à tous!

Le tube peut être créé à partir de n’importe quelle surface en plastique; un bidon de lessive, une bouteille d’eau/soda, un tube de shampooing..

Si tu n’as pas de poubelle avec couvercle, un seau et une planche pour fermer le dessus en cas d’absence feront l’affaire. (avec une poignée de tiroir ou une cordelette pour servir de poignée, et rendre plus esthétique?) . Ça peut se trouver très facilement en recycleries, ressourceries, (inutile de courir chez Gifi) ou au détour d’une rue vu que beaucoup de gens jettent n’importe quoi, n’importe où.

T’en pense quoi?

Eponges Tawashi.

À l’asso Marius et Pâquerette, J’ai participé à un atelier destiné à expliquer, en pratiquant, la fabrication d’éponges tawashi. C’est Claire, de La lune et l’étoile, qui a animé tout ça.

— Déjà, les tawashis c’est quoi?

Le site Ekopedia nous dit :  » Un tawashi est une éponge originaire du Japon, crochetée ou tricotée, en coton ou en acrylique, qui permet d’être utiliser comme les éponges du commerce. Il est lavable et réutilisable. Sa durée de vie est supérieure à celle d’une éponge végétale.
Facilement adaptable à tous les besoins de la vie quotidienne : vaisselle, ménage, lavage corporel… « 

— Ensuite, les tawashis, pourquoi?

Parce que 1- c’est écologique. Que mine de rien, une éponge, naturelle ou synthétique, et on en consomme tous. Ça se salit relativement vite. Ça finit par se désagréger. Alors on jette, puis on rachète. Ici, on utilise un truc qu’on a tous chez soi: La chaussette qui a perdu sa copine. Zéro déchet.
Et 2- c’est économique. La matière permet de la laver à la machine à laver et du coup, de la réutiliser. Qui dit réutilisation, dit pas besoin d’en racheter, et paf, moins d’argent à dépenser. Pas beau ça?

— Et comment qu’on les fabrique les tawashis?

Pour l’instant on va s’attarder sur la technique vue lors de l’atelier, qui ne nécessite pas de savoir utiliser un crochet. ou des aiguilles, mais le principe du tricotin. (un outil ou l’on entremêle à répétition des fils/lanières de manière à créer un tissage)

Deux options, une avec les moyens du bords, et une à base de récup’, mais nécessitant quelques notions de bricolage.

— LA TECHNIQUE « MOYENS DU BORD »

  • Une boite type tupperware carré (15×15 environ)

  • 20 pinces à linges

  • une chaussette célibataire dont tu sais pas quoi faire

L’idée, c’est de découper la chaussette en bandes d’environ 2 cm de large, comme sur les photos:

Une éponge = 1O bandelettes de chaussettes.

Tu vas venir positionner les pinces à linge tout autour du tupperware, 5 par côtés, comme ça:

 

Ensuite tu vas venir tendre 5 bandelettes parallèles.
Puis, 5 perpendiculaires, que tu vas devoir faire passer en dessus, puis en dessous de chaque fil.

Mate la photo, tu devrais comprendre plus facilement:

(Si tu veux voir les photos en plus grand, clic droit > ouvrir dans un nouvel onglet, la taille devrait être supérieure.)

Le tissage est terminé. Tu peux resserrer un peu les mailles vers le centre (Comme sur la 3è image), et ainsi laisser plus de place aux extrémités. Ça tombe bien il va falloir les manipuler car te voilà rendu au moment des finitions de bords.

Il te faut sortir une extrémité de bandelette, de sa pince à linge.
Passer ton pouce et ton index de manière à en écarter la boucle.
Te saisir de la boucle suivante, la passer dans la première.
Puis recommencer, en prenant la suivante, et la passer dans la précédente.

Une fois que tu as terminé cette étape, tu te retrouve avec une seule grande boucle, elle te servira à la suspendre pour la faire sécher après utilisation.
Et si tu es un stréssé du « et si ça tient pas? », tu peux faire un noeud. Mais ce n’est pas une obligation.

 

— LA TECHNIQUE BRICOLÉE:

  • Un bout de planche de bois d’environ 15cm de côté.

  • 20 clous.

  • Un marteau.

  • Une règle

  • Un crayon

    L’idée c’est de suivre le schéma suivant:
    (Bah ouais j’ai pas fait de photos pendant la fabrication..)

Trace des traits à environ 1cm du bord. (inutile de calculer au mm près, c’est vraiment pas nécessaire)
Ensuite plante un clou au milieu du trait. Puis les suivants à 2 cm d’intervalle chacun, de chaque côté.

Ici, les clous remplacent les pinces à linge, mais le principe de fabrication du tawashi reste strictement le même. On tend, on tisse, on noue les boucles. Point.

— Quelques infos en plus…

Sache que tu peux utiliser presque tout type de chaussette, soquette, ou collant.
Ceux en laine ont tendances à s’effilocher en revanche. Ne pas avoir peur de faire des tests.
Si l’éponge est trop petite à ton goût, tu peux rajouter des épingles sur ta boite, ou de clous sur ta planches, il suffira d’avoir plus de bandelettes de chaussettes.
Ex: Pour un coté de 5, il faut 20 pinces à linges/clous, et 10 bandelettes.
Pour un côté de 6, il faut 24 pinces a linge/clous et 12 bandelettes, etc etc..

Aussi, les tawashis en plus d’être un petit bout de révolution dans nos cuisines et salles de bains, peuvent être une très bonne activité, ludique, pour les enfants. C’est simple, ça demande un brin de réflexion, mais le geste est répétitif et donc est vite acquis.

Et qui sait, ça peut même donner envie de faire la vaisselle aux petits et grands… Motivé?

— Plαηtεr lεs Grαiηεs —

Salut!

On va commencer par une petite histoire. Tu connais celle du colibri? Non? Alors écoute:

« Un jour, un grand incendie se déclare dans la foret, tous les animaux s’enfuient en courant. Seul le colibri, oiseau minuscule, se dirige vers une flaque, prend quelques gouttes d’eau dans sa petite trompe, et retourne les jeter sur les flammes. Les autres animaux lui rient au nez et lui demandent sérieusement s’il compte en venir à bout, de l’incendie.
Et le colibri leur répond: – Non, mais au moins je fais ma part. »

Moralité, t’as ta pierre à apporter à l’édifice! Tu pense peut-être, être petit et insignifiant, tout seul, mais: non seulement c’est archi-faux, mais en plus en faisant, tu donneras envie de faire.

« Changer l’monde commence par se changer soi-même » Dit Keny Arkana.
Et se changer soi-même, ça ne se fait pas du jour au lendemain, ça passe par toute une série de petites mises en place, qui commencent toutes par des idées et des réflexions personnelles.

Ce blog, justement, il est là pour donner (ou compléter) des idées, qui peuvent faire avancer le schmilblik, de manière individuelle, ou collective. C’est ça, ma part.
Et les idées, c’est ça, les graines que j’plante. Mais je ne fais que les planter; toi seul possède le pouvoir de les faire germer, évoluer, s’épanouir.

Des idées sur quoi? plein de choses.. Par exemple, comment consommer moins, et mieux. Comment se détacher petit à petit du circuit bien tracé de la société de (sur)consommation et retrouver une certaine autonomie dans sa vie. Diminuer l’impact que l’on a sur la planète, à commencer par son environnement. Des astuces, que j’ai mis en place chez moi, que j’ai vu chez d’autres, ou que j’ai trouvé sur le net. Des infos, des news positives.

En gros, ce n’est en rien une liste exhaustive à suivre à la lettre de manière drastique, et du jour au lendemain. Surtout pas. Juste un pot pourri, mais un peu moins qu’le monde, où chacun pourra piocher, selon ses désirs, ses envies, et son rythme, des idées, et s’en servir, les transformer, les adapter, les suivre, ou pas!

Qui que tu sois, et quel que soit le chemin sinueux qui t’a mené dans ces contrées virtuelles, j’espère que ces graines t’apporteront quelque chose. Yo!

 

Psst.. Y’aura un peu des photos et des dessins aussi.

Outils 2.O

— Cet article sera mis à jour à chaque trouvailles, afin de ne pas multiplier les posts similaires —

Aujourd’hui, la technologie prend beaucoup (trop) de place dans certaines vies.
Beaucoup en font une utilisation très intensive. Je suis parfaitement contre, en revanche, je ne prône pas le « retour au moyen-âge » pour autant. On fera l’impasse sur la question éthique du smartphone en lui-même, aujourd’hui on va tenter d’utiliser cet écran à bon escient, en passant par des applications (et autres) qui peuvent aider dans la vie de tous les jours, dans les premières étapes d’un démarche de vouloir consommer mieux.

Cet article vise surtout ceux parmi toi, toi, toi et toi, qui n’ont pas déjà leur petits plans chez les producteurs locaux, et autres alternatives de conso globales. Je vois ça comme un tremplin, une première étape vers du Mieux, qui découle d’une réflexion personnelle, ce n’est en aucun cas une nécéssité.

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— YUKA : (Android/LaPomme)

Tu fais partie de ceux qui ont vu mille et un documentaires, vidéos de lanceur d’alertes, à propos de la composition des aliments de la grande distribution, mais quand tu t’es penché sur ces lignes à l’arrière du produit, un seul truc t’es venu: la migraine. Des E-machins, des arômes , des conservateurs, du sucre, du sel, du gras, piiire, de l’huile de palme, bouhhh. Bon l’huile de palme, t’as cerné que c’est pas bon pour la planète ni pour ton intérieur, mais tu sais qu’il y a pas que ça. C’est là que Yuka intervient.

C’est une sorte de scanner, tu vise le code-barre du produit, et bim.
Ça donne une note /1OO au produit choisi. et le classe de Mauvais à Excellent. Tu peux accéder au détail de la composition, ce qui t’aidera à comprendre ce qui est mauvais dedans, si mauvais il y a.
Dans la majorité des cas, l’application propose des alternatives vers des produits équivalents, mais de meilleure qualité.

Yuka fonctionne pour l’alimentation et les produits cosmétiques.

Site de l’appli Yuka
Un article sur la légitimité de l’appli
La page Wiki

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— BIENVENUE A LA FERME: (SITE WEB)

La description du site dit ceci :  » Vente directe de fruits, légumes, viandes, vins, fromages, miel… Nous mettons tout en œuvre pour vous simplifier l’accès aux bons produits fermiers.
Notre réseau de points de vente unique, diversifié et connecté vous permet de manger des produits locaux sains, frais et de saison chaque jour où que vous soyez !
Achetez en circuit-court, du producteur au consommateur, près de chez vous ! « 

En gros, tu cherche selon où tu te trouve, (la geolocalisation en elle-même n’est pas nécéssaire, si tu y es réfractaire, tu peux juste entrer un nom de ville ou un code postal) et on te fournit une liste de ce qui se trouve autour.

Le meilleur moyen de trouver des producteurs variés, c’est la communication avec les anciens et ton entourage.

Petite astuce, si un producteur propose des produits intéréssants mais que c’est un peu loin, associes toi avec ta famille, tes potes, tes voisins, les parents d’elève de l’école du p’tit dernier, et achetez groupé!

L’entraide, y’a que ça de vrai. Et en plus si vous êtes nombreux y’a ptet même moyen d’avoir un prix. Pas cool ça?

Le site BIENVENUE-A-LA-FERME.COM

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— TOO GOOD TO GO : (Android/LaPomme)

Alors ça, c’est une appli anti-gaspi. Des magasins, restaurants, boulangeries,  hotels etc, proposent leurs invendus du jour. Soit en articles d’un seul type (genre, les viennoiseries à la fin du p’tit dej de l’hotel) soit des paniers garnis de produits qui sont « à ça » de passer la date limite, ainsi tu peux récupérer, par exemple, un lot d’un valeur de plus de 10€ pour un tarif de 3/4€. Biensur les quantité, produits et prix sont variables selon les jours!
Ça te permet de faire des économies, et ça leur permet de pas gaspiller.
Tout le monde y gagne!

Site de TOO GOOD TO GO

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— MOTEURS DE RECHERCHES ECO-ETHIQUES:

1 – LILO :
Moteur de recherche Français, qui ne collecte pas les données. Chaque recherche faite via Lilo génère une goutte d’eau. T’as un petit compteur dans un coin de la page, et tu choisis dans quel projet tu implantes ces gouttes. Elles seront transformées en don d’argent réel, car le site reverse 50% de ses bénéfices auprès des assos choisies par les utilisateurs!
Cause humanitaire, animale, écologique, médicale, etc, le choix est varié.
Tu peux suivre l’avancée des projets en ligne.

Le site de LiLo

2- ECOSIA :
Même principe que pour LILO, mais Ecosia, lui, plante des arbres ! Ce moteur de recherche Allemand reverse 80% de ses bénéfices à un programme de reforestation présent un peu partout dans le monde.
Ils publient mensuellement leur rapport financiers, tu peux donc voir exactement où va l’argent.
Autre avantage, leurs serveurs fonctionnent 1OO% à l’énergie renouvelable.

Le site d’Ecosia

Si comme moi, entre les deux, ton coeur balance, une solution : t’en met un sur ton ordinateur en installant l’extension, et tu télécharge l’application de l’autre sur ton téléphone; et paf! double bonne action et on fait la nique a Google.
Chè, comme on dit chez moi!