Eponges Tawashi.

À l’asso Marius et Pâquerette, J’ai participé à un atelier destiné à expliquer, en pratiquant, la fabrication d’éponges tawashi. C’est Claire, de La lune et l’étoile, qui a animé tout ça.

— Déjà, les tawashis c’est quoi?

Le site Ekopedia nous dit :  » Un tawashi est une éponge originaire du Japon, crochetée ou tricotée, en coton ou en acrylique, qui permet d’être utiliser comme les éponges du commerce. Il est lavable et réutilisable. Sa durée de vie est supérieure à celle d’une éponge végétale.
Facilement adaptable à tous les besoins de la vie quotidienne : vaisselle, ménage, lavage corporel… « 

— Ensuite, les tawashis, pourquoi?

Parce que 1- c’est écologique. Que mine de rien, une éponge, naturelle ou synthétique, et on en consomme tous. Ça se salit relativement vite. Ça finit par se désagréger. Alors on jette, puis on rachète. Ici, on utilise un truc qu’on a tous chez soi: La chaussette qui a perdu sa copine. Zéro déchet.
Et 2- c’est économique. La matière permet de la laver à la machine à laver et du coup, de la réutiliser. Qui dit réutilisation, dit pas besoin d’en racheter, et paf, moins d’argent à dépenser. Pas beau ça?

— Et comment qu’on les fabrique les tawashis?

Pour l’instant on va s’attarder sur la technique vue lors de l’atelier, qui ne nécessite pas de savoir utiliser un crochet. ou des aiguilles, mais le principe du tricotin. (un outil ou l’on entremêle à répétition des fils/lanières de manière à créer un tissage)

Deux options, une avec les moyens du bords, et une à base de récup’, mais nécessitant quelques notions de bricolage.

— LA TECHNIQUE « MOYENS DU BORD »

  • Une boite type tupperware carré (15×15 environ)

  • 20 pinces à linges

  • une chaussette célibataire dont tu sais pas quoi faire

L’idée, c’est de découper la chaussette en bandes d’environ 2 cm de large, comme sur les photos:

Une éponge = 1O bandelettes de chaussettes.

Tu vas venir positionner les pinces à linge tout autour du tupperware, 5 par côtés, comme ça:

 

Ensuite tu vas venir tendre 5 bandelettes parallèles.
Puis, 5 perpendiculaires, que tu vas devoir faire passer en dessus, puis en dessous de chaque fil.

Mate la photo, tu devrais comprendre plus facilement:

(Si tu veux voir les photos en plus grand, clic droit > ouvrir dans un nouvel onglet, la taille devrait être supérieure.)

Le tissage est terminé. Tu peux resserrer un peu les mailles vers le centre (Comme sur la 3è image), et ainsi laisser plus de place aux extrémités. Ça tombe bien il va falloir les manipuler car te voilà rendu au moment des finitions de bords.

Il te faut sortir une extrémité de bandelette, de sa pince à linge.
Passer ton pouce et ton index de manière à en écarter la boucle.
Te saisir de la boucle suivante, la passer dans la première.
Puis recommencer, en prenant la suivante, et la passer dans la précédente.

Une fois que tu as terminé cette étape, tu te retrouve avec une seule grande boucle, elle te servira à la suspendre pour la faire sécher après utilisation.
Et si tu es un stréssé du « et si ça tient pas? », tu peux faire un noeud. Mais ce n’est pas une obligation.

 

— LA TECHNIQUE BRICOLÉE:

  • Un bout de planche de bois d’environ 15cm de côté.

  • 20 clous.

  • Un marteau.

  • Une règle

  • Un crayon

    L’idée c’est de suivre le schéma suivant:
    (Bah ouais j’ai pas fait de photos pendant la fabrication..)

Trace des traits à environ 1cm du bord. (inutile de calculer au mm près, c’est vraiment pas nécessaire)
Ensuite plante un clou au milieu du trait. Puis les suivants à 2 cm d’intervalle chacun, de chaque côté.

Ici, les clous remplacent les pinces à linge, mais le principe de fabrication du tawashi reste strictement le même. On tend, on tisse, on noue les boucles. Point.

— Quelques infos en plus…

Sache que tu peux utiliser presque tout type de chaussette, soquette, ou collant.
Ceux en laine ont tendances à s’effilocher en revanche. Ne pas avoir peur de faire des tests.
Si l’éponge est trop petite à ton goût, tu peux rajouter des épingles sur ta boite, ou de clous sur ta planches, il suffira d’avoir plus de bandelettes de chaussettes.
Ex: Pour un coté de 5, il faut 20 pinces à linges/clous, et 10 bandelettes.
Pour un côté de 6, il faut 24 pinces a linge/clous et 12 bandelettes, etc etc..

Aussi, les tawashis en plus d’être un petit bout de révolution dans nos cuisines et salles de bains, peuvent être une très bonne activité, ludique, pour les enfants. C’est simple, ça demande un brin de réflexion, mais le geste est répétitif et donc est vite acquis.

Et qui sait, ça peut même donner envie de faire la vaisselle aux petits et grands… Motivé?